Ce lundi 15 juin nous sommes 55 chemin de Gonfontaine aux carrières d’Euville pour un parcours de 12 km pour les 20 marcheurs du groupe 1, de 10 km pour les 19 marcheurs du groupe 2 et de 8 km pour les 16 marcheurs du groupe 3.
Le seigneur de Commercy Robert de Sarrebrück en 1497, a donné les bois d’Euville aux habitants soit 206 ha moyennant redevances et obligations. Au XVIIème siècle, un gisement de pierre était exploité dans les bois communaux. Les Fermiers du Roy faisaient payer la commune au motif que les entrailles de la terre appartiennent au roi. A la Révolution la commune réclame de percevoir les loyers des carrières mais elle n’aura définitivement gain de cause qu’en 1813 au Conseil d’Etat.
Au XIXème siècle l’exploitation se développe pour atteindre 80 ares en 1826 et 4,5 ha en 1850, environ 60 ha aujourd’hui. Au milieu du XIXème siècle la commune ouvre la Grande Carrière et des carrières s’ouvrent sur des terrains privés. Aujourd’hui l’ensemble communal et privé appartient à la même société.
Napoléon III a demandé à son Préfet, le baron Hausmann, de faire de Paris une capitale moderne. En 1853 la société Civet expédie depuis la toute nouvelle gare de Commercy les premiers blocs de pierre d’Euville à Paris. Entre 1853 et 1890 elle livrera 740 000 m3 extraits des carrières de Boncourt, Euville, Lérouville et Mécrin. Interrompus pendant la guerre de 1870, les travaux parisiens reprennent atteignant un point culminant en 1889 avec l’exposition universelle de la même année. L’exposition universelle de 1900 et la construction du métro marqueront un autre temps fort. La création du canal de la Marne au Rhin et de la ligne Paris-Strasbourg a donné du travail aux carriers et de nouveaux débouchés à la pierre du bassin de Commercy. A la fin du XIXème siècle, ce sont 1500 personnes qui travaillent sur une vingtaine de carrières du canton de Commercy. Après la Première Guerre Mondiale les pierres dures de Meuse sont abandonnées au profit du béton.
Une grande partie des trois parcours est commune. Les marcheurs commencent par aller voir les anciennes carrières en visitant au passage les anciennes galeries. Puis en contournant le site actuel ils ont rejoint la Croix Nivelet dans le bois. Amédé Nivelet est un jeune homme de 25 ans dont la croix rappelle le décès en 1878. Ensuite ils ont poursuivi en direction de Jouy-sous-les-Côtes. Seul le groupe 1 va jusqu’au Fort près de ce village. Les sentiers sont ombragés et très agréables pour la marche.
Le tracé de retour passe par la Chapelle de Gévaux (ou Jévaux). L’Ordre des Prémontrés fut fondé par Norbert de Xanten qui se fixa à Prémontré près de Laon en 1120. Les fondations des Prémontrés en Lorraine furent nombreuses. Rodolphe d’Euville donna en 1165 à l’abbaye de Rangeval la ferme de la Grange-de-Jouy ou Joyévaux devenu Jévaux. La chapelle de Jévaux d’origine démolie a été reconstruite en 1891. On profite des bancs sur l’aire de pique-nique devant la chapelle. On évoque les vertus miraculeuses de la fontaine qui coule jusqu’à l’étang dont on prend le temps de faire le tour.
Excellent après-midi de l’avis général.
Mireille
Le groupe 2 a rencontré René Maillard, qui nous avait guidés en 2014. En grand spécialiste des Carrières d'Euville, il est à l'origine de l'attribution de 300 000 € du loto du patrimoine de Stéphane Bern pour la réhabilitation des bâtiments du site.
En éminent expert en orchidées, il nous a guidés sur un aller et retour de 600m pour admirer quelques spécimens. D'après lui, 2026 n'est pas une année propice aux orchidées.





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Jessica (lundi, 15 juin 2026 22:02)
Merci beaucoup pour votre accueil et cette petite balade bien sympathique