Ce vendredi 12 juin à la température douce, nous sommes 25 à Neuville-les-Vaucouleurs, au pied de la statue dédiée aux ânes-soldats de la Première Guerre Mondiale.
En 1916 pour ravitailler les premières lignes, on a importé des ânes d’Afrique du Nord dont la petite taille permettait un passage discret à l’intérieur des tranchées. Malgré la mitraille, ils sont chargés de ravitailler les premières lignes. Comme les soldats, ils sont blessés par les tirs et les éclats d’obus, accidentés sur les terrains défoncés par les obus. Ils ont des blessures aux pieds, d’autres provoquées par des chargements trop lourds, des plaies infectées, la gale.
Sur la stèle de Neuville les Vaucouleurs, que Raymond Boissy, fondateur de l’association des amis des ânes, offrit généreusement à la fin des années 90, figurent ces mots : « En 1916 durant la bataille de Verdun, Neuville les Vaucouleurs avait été choisie par l’Etat-Major de la 2ème Armée pour y installer un hôpital destiné à soigner les ânes blessés au cours des combats. Des granges avaient été réquisitionnées pour y recevoir en permanence 300 de ces animaux. Dès qu’ils étaient guéris, ils retournaient prendre leur place dans les convois de nuit seuls capables d’atteindre nos soldats en premières lignes pour leur apporter pain, eau, et munitions. »Les moins vaillants seront maintenus dans les fermes voisines et les incurables achevés et enterrés dans une fosse dans un champ à la sortie du village.
Notre parcours de 7,85 km passe devant le cimetière puis nous montons jusqu’au Bois de Neuville pour un grand et agréable tour à l’abri des arbres avant de redescendre dans la plaine vers le village. Pour clôturer notre balade, Pascal nous offre une sympathique collation très appréciée, dans une ambiance amicale et détendue.
Mireille



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