Ce lundi 2 mars très ensoleillé nous sommes 64 au parking du Bois des Fours à Chaux, pour un parcours de 9km (11km pour les 17 plus courageux) qui nous conduit pour commencer sur l’emplacement d’un ancien aérodrome utilisé lors de la Première Guerre Mondiale. En 1917 les USA déclarent la guerre à l’Allemagne. Le premier contingent américain est arrivé en juin 1917. En quelques mois, plus de 8OOO hommes s’installent dans plusieurs villages du Val d’Ornois. L’aérodrome militaire français installé au nord-ouest d’Amanty est agrandi pour entrainer l’armée américaine.
L’aérodrome sert également au Premier Groupe d’Observation et de Photographie Aérienne US. Mais l’arrivée du gros des troupes a mis du temps que les Allemands ont mis à profit en attaquant tous azimuts de mars à juillet 1918. Ils étaient à 65 km de Paris quand les Américains sont véritablement entrés en scène. En septembre 1918, le Premier Groupe de Bombardement US, formé à Amanty, entame des opérations de combat au cours de l’offensive Meuse-Argonne. En contre-attaquant, les alliés ont percé le front allemand. Le 96th Squadron US basé à Amanty, participe à la première vague de bombardement du Saillant de Saint Mihiel. Les alliés ont repris l’offensive le 26 septembre 1918. Le 7 novembre les Allemands ont demandé à discuter les conditions de l’armistice qui a été signé le 11 novembre à Rethondes. Le Service Aérien de la Première Armée US reste en place à Amanty jusqu’à sa démobilisation en avril 1919.
Aujourd’hui sur ce site on entend seulement le bruit des éoliennes. Notre petite troupe entre et serpente dans le Bois d’Abainville. L’humidité et la chaleur ont fait naître une multitude de scilles bleues, les premières primevères jaunes appelées coucous, des tussilages en forme de petites pâquerettes jaunes dont la croissance des fleurs précède la formation des feuilles. Mais c’est le Bois des Fours à Chaux qui est recouvert de milliers de jonquilles épanouies. Nous ne résistons pas à la tentation d’emporter un bouquet en nous limitant à la quantité de fleurs que notre main peut tenir.
Soleil et jonquilles ont illuminé notre balade.
Mireille





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