DOMRÉMY, vers les bois de Greux

Traversée du ruisseau des Roises, frontière entre les Vosges et la Meuse
Traversée du ruisseau des Roises, frontière entre les Vosges et la Meuse

Ce lundi 16 août nous sommes 35 à Domrémy  la Pucelle devant la maison natale de Jeanne d’Arc pour une balade de 10,5 km notamment dans les bois de Greux.

Trouver des traces de la pieuse Jeanne (1412-1431) à l’église Saint Rémy du village où elle a vécu au 15ème siècle n’est pas chose aisée car l’église a été transformée. Les dates figurant sur les clefs de voûte sont : 1582, 1585, 1698, 1904. En outre son orientation a été modifiée et elle a été agrandie en 1824. Seraient contemporains de Jeanne d’Arc : la grande voûte, les piliers, le bénitier, et la cuve baptismale qui se présente comme un bloc de calcaire octogonal. Mais le transept, l’abside, la disposition des autels, le clocher sont de 1824.

A l’entrée du chœur les deux autels à retable sont de la fin du 16ème siècle tout comme la statue de Sainte Anne et celle de Sainte Marguerite et la fresque de Saint Sébastien (1586). La statue de Saint Rémy est du 17ème siècle et la  statue polychrome de Saint Elophe de 1709. Les vitraux retraçant les étapes de la vie de Jeanne ont été réalisés au 20ème siècle.

Il en va de même pour sa maison natale. La famille de Jeanne, anoblie par le roi et exemptée d’impôt, a agrandi la maison et l’a décorée de fresques qui racontaient son épopée. Vers 1587 la maison a été cédée aux seigneurs de la région. Les comtes de Bourlémont, puis de Vaudémont, puis de Salm, mettent un point d’honneur à posséder ce lieu de mémoire. Girardin, ancien soldat de Bonaparte, fermier à Domrémy l’a rachetée fin 18ème siècle. Il a fait construire une maison devant et s’en servait comme cave à vin. L’Etat l’a racheté, a détruit la seconde maison. Pour l’ouverture du musée en 1818, on a dallé le sol qui était en terre battue. En 1840 Prosper Mérimée l’a inscrite sur la première liste des monuments historiques. Difficile aujourd’hui d’imaginer l’état de la maison du vivant de Jeanne.

Puis voilà Louis-Philippe, roi-historien, qui bat le rappel de toutes les vieilles gloires et confie à Jules Quicherat, jeune archiviste, le soin d’exhumer et, pendant 10 ans, de déchiffrer les archives des procès de Jeanne. En 1853 Michelet se sert de ces travaux pour écrire sa Jeanne. Monseigneur Dupanloup, évêque d’Orléans où chaque année le 5 mai  une procession laïque célèbre Jeanne, se rend à Domrémy en 1868. Au Bois chenu, un hêtre séculaire « le beau May » s’élevait à proximité de la fontaine des Fiévreux où Jeanne disait avoir entendu ses voix. L’évêque fait retrouver les vestiges de la chapelle qu’Etienne Hordal au XVIème siècle y avait édifiée en hommage à Jeanne. Désireux de reconstruire une chapelle dédiée à Jeanne, il hésite entre ce lieu ou Bermont. Mais en 1878 c’est un particulier qui achète Bermont. Finalement ce sera la basilique du Bois Chenu dont les travaux commencés en 1881 dureront jusqu’en 1920 et la décoration intérieure jusqu’en 1934.

Notre parcours nous conduit au hameau des Roises où on franchit la D 19 puis c’est la traversée de la D 966. A la sortie du Bois de Greux le point de  vue révèle Coussey et le clocher de son église du 12ème siècle et au loin Neufchâteau. Retour à Domrémy par Greux.

Une belle balade sur un circuit nouveau. Merci à notre animateur de randonnée de ce jour.

 

              Mireille

 

Photos de Denis

Rando guidée par Jean Marc
Rando guidée par Jean Marc

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