MAXEY SUR VAISE, Masseraumont

En ce lundi 21 juin ensoleillé, début de l’été, nous sommes 38 à l’ancienne gare de Maxey sur Vaise. Les chenilles processionnaires sont l’objet de la conversation. Ces chenilles, larves d’un papillon de nuit (thaumetopoea processionea), se développent au printemps et dévorent les feuilles des chênes notamment. Elles sont couvertes de poils très urticants que le vent peut transporter et disperser. Il faut éviter de s’approcher des chenilles et pour se protéger des poils il vaut mieux porter des vêtements couvrant bras et jambes.

 

 

Nous traversons la D 964 pour rejoindre la rue principale du village dont la Vaise occupe le milieu entre deux quais de pierre d’Euville construits de 1836 à 1838. La Vaise prend sa source au moulin du village, et, après une brève course, rejoint la Haute Meuse à la sortie du village. Nous passons devant l’une des nombreuses croix élevées à Maxey, la Croix du Village (18ème siècle), au bord de la Vaise  face à la rue Sainte Marie. Les deux lavoirs sont aussi des curiosités. Le toit à deux pentes de l’un couvre entièrement le ruisseau dont chaque berge est aménagée pour les lavandières. Le lavoir haut est doté d’une crémaillère en 1909 pour adapter son plancher au niveau de l’eau.

Nous passons devant le Château Haut et prenons la rue de l’ancien cimetière. Sur les hauteurs de Maxey, l’ancien cimetière, englouti par la végétation d’un bois, se trouvait à l’origine autour de l’église Saint Pierre. Les croix et monuments des 17ème, 18ème et 19ème siècles, sont éparpillés à l’ombre des grands arbres. Ils sont couverts d’une épaisse mousse vert tendre qui masque inscriptions et sculptures mais leur donne beaucoup de charme. Les villageois ont été inhumés là jusqu’en 1913, date de l’aménagement du nouveau cimetière. L’église Saint Pierre édifiée au 13ème siècle, incendiée au 16ème siècle, a été finalement démolie. Les travaux de la nouvelle église construite un peu plus bas ont commencé en 1793 et ont duré longtemps car l’inauguration n’a eu lieu qu’en 1810.

Nous nous hissons sur le plateau de Masseraumont dans la fraicheur du bois. En longeant la lisière nous apercevons le village d’Epiez. Puis nous plongeons dans la vallée du ruisseau d’Amanty, empruntons la D32 sur quelques dizaines de mètres et montons au lieu-dit le « Coin Bricon » dans le bois nommé « le Jeune Juré ». A la descente des « Atteincôtes » succède une jolie remontée dans le bois de la Scée pour finir sur une longue descente qui nous fait découvrir le refuge des chasseurs de Maxey très bien aménagé.  Le retour à Maxey par la vallée « Sous la Scée » offre une agréable palette de verts et une vue sur le Château de Montbras et Taillancourt. En rejoignant nos véhicules nous allons admirer une belle fresque derrière l’ancienne gare qui représente la gare de Maxey, les voies et les quais où attendent les voyageurs, une locomotive à vapeur et ses wagons dans des dégradés de brun et de beige. 

Une balade variée à l’abri de l’excès de chaleur.

 

                    Mireille

 

 

Photos de Denis

Départ de l'ancienne gare de Maxey
Départ de l'ancienne gare de Maxey

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