PAGNY SUR MEUSE, La Forêt du Juré

Ce lundi 22 juin très ensoleillé, nous sommes 44 à Pagny sur Meuse pour un circuit de 10,7 km qui traverse le bourg en empruntant le parcours de santé aménagé dans l’ancien lit de la Moselle à l’époque où elle se jetait dans la Meuse avant qu’elle ne se détourne vers le Rhin. Passé le pont de chemin de fer, on longe la plaine de Vau ; on rejoint la Laie des Trous ; puis on prend la direction du lieu-dit l’Olière pour revenir à Pagny parallèlement au canal de la Marne au Rhin en passant au-dessus du tunnel ferroviaire. Le chemin du retour offre un vaste panorama sur le canal, les fours à chaux de Sorcy, les méandres de la Meuse et Troussey, ainsi que sur les carrières de calcaire de Saint Germain.

 

Pagny (paternicum), connu dès 651, faisait partie de l’Evêché de Toul conquis avec les Evêchés de de Metz et Verdun par Henri II, roi de France, en 1552. Mais les Evêchés ne seront définitivement reconnus français qu’en 1648 par le traité de Westphalie qui met fin à la guerre de Trente Ans. La vie quotidienne à Pagny est marquée au XVIème siècle par la décision du chapitre de Toul en 1515 de permettre à ses sujets de posséder chacun un four à pain en sorte que le four banal, devenu inutile, est vendu.

Le XVIIème siècle est marqué dans sa première moitié par la guerre de Trente Ans (1618-1648) et les brigandages commis notamment par les Suédois, et par la peste et la famine qui font de nombreuses victimes entre 1633 et 1640. Dévastés les villages voisins de Pagny de Longor et Dommartin les Fours sont abandonnés définitivement par leurs habitants.

La seconde moitié de ce siècle voit l’émergence de l’Enseignement. La création d’écoles, recommandée partout où se trouve des personnes capables d’enseigner, en 859-862, par le concile de Savonnière (bourg situé à 5 km de Pagny), est prescrite dans toutes les paroisses en 1545, par le concile de Trente. En 1688, l’Evêque de Toul rend l’école obligatoire pour les enfants sous peine pour les parents d’être privés de sacrements. C’est aux prêtres et aux évêques que l’on doit la fondation de nombreuses écoles dont celle de Pagny. Mais dans les campagnes les enfants ne peuvent suivre l’enseignement qu’en dehors des périodes de travaux agricoles. Les instituteurs doivent passer un examen devant une commission nommée par l’évêque qui délivre une « approbation » avec laquelle le lauréat pose sa candidature auprès des municipalités. S’il fait l’affaire il signe un engagement. Il touche un petit traitement tantôt en argent tantôt en nature par les habitants ainsi que les rétributions des fonctions de sacristain, chantre ou sonneur.

Créée au XVIIIème siècle (1714) l’école des filles de Pagny a pour enseignantes les Sœurs Vatelotes issues d’un ordre fondé à Nancy par l’abbé Vatelot (1688-1748). Pagny aura 11 sœurs institutrices en 200 ans environ. L’école de fille de 1714 sera vendue en 1840 pour déménager dans de nouveaux locaux. Elle sera laïcisée en 1903.

Au XIXème siècle, les infirmières aussi sont des religieuses. Il y aura  à Pagny 4 sœurs infirmières de 1860 à 1919.

         Mireille

 Source : Jean-Claude Georges « Pagny et ses environs » 1985

 

Photos de Denis

Le pagnotin Jean Marie, guide du jour
Le pagnotin Jean Marie, guide du jour

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