VOID LANEUVILLE-AU-RUPT

Descente vers Laneuville
Descente vers Laneuville

Ce lundi 2 décembre nous sommes 47 à Void, Faubourg Cailloux, pour un parcours de 9,6 km. Nous ne nous attardons pas devant la Tour de la Poterne, la Tour aux pigeons, vestiges de l’ancien château, ni devant les Halles aux 28 colonnes construites en 1740.

Nous prenons la direction de Laneuville au Rupt qui doit son affranchissement en Neuve Ville en 1243 à Gaucher, Sire de Commercy. Nous passons devant une petite chapelle en pierre dédiée à Marie avant d’enjamber le ruisseau « le Rupt de Laneuville ». Rupt désigne un cours d’eau ou un Ru en vieux français.

 

L’église de Laneuville nous est ouverte. En 1780, la façade de l’église originelle du XIIème siècle, menace de s’écrouler. L’édifice est reconstruit et élargi à la demande de Nicolas Grappin, prieur de l’abbaye de Rieval dont dépend la cure. L’église est dédiée à Saint Nicolas en hommage à Nicolas Grappin. Le monument est bien éclairé par de nombreuses baies vitrées ornées chacune de trois panneaux. Les panneaux des vitraux des différentes baies sont consacrés au martyre de Ste Catherine avec ses attributs, la palme, la roue dentée, et l’épée, à Jeanne d’Arc, à Marie, à St Joseph, au roi Saint Louis, et à St Nicolas. L’église est riche en statues. De part et d’autre du chœur sont représentés, ND du Rosaire, la Vierge à l’Enfant, Ste Anne et Marie, Jésus, St Joseph, Ste Catherine. Dans la nef on trouve St Michel, Ste Thérèse, Jeanne d’Arc, St Antoine de Padoue. Le Chœur accueille ND des Douleurs, Jean-Marie Vianney curé d’Ars, Ste Anne et Marie, le Sacré Cœur et au-dessus du maître autel, St Nicolas. 

Le village possède deux lavoirs, plusieurs pompes-fontaines fleuries en été, un guéoir appelé l’abreuvoir des moines, où jadis on abreuvait les animaux et on trempait les pieds des chevaux après le labeur. Le lavoir situé près de la Mairie est décoré d’un majestueux cygne et de mascarons remarquables. Nous quittons Laneuville par le lieu-dit « la chenevière à Laye » autrement dit le champ de chanvre (qu’on appelle en Provence « Canebière »).

Nous traversons le Bois de Palisse dont les arbres sont désormais dénudés car nous sommes en décembre. Ce mois tire son nom de « decem » c’est-à-dire dix en latin car c’était le dixième et dernier mois du calendrier romain dit pompilien. Vers 450 avant JC les romains adoptent une année en douze mois. Puis lors de la mise en place du calendrier julien, en 45 avant JC, Jules César fait commencer l’année le 1er janvier. Au Moyen Age le calendrier julien est toujours utilisé mais le début de l’année correspond selon les régions à différentes fêtes religieuses : Noël, Pâques, l’Annonciation. C’est en 1564 que le roi Charles IX fixe le 1er janvier comme début de l’année dans  tout le royaume. Le Pape Grégoire XIII en 1582 dans le calendrier grégorien, impose cette date à toute la chrétienté. C’est pour cela qu’outre la Saint Nicolas le 6 décembre, Noël le 25, on fête le Nouvel An le 31 décembre.

Nous rejoignons Void sur le chemin parallèle à la N4 salués par les klaxons de routiers et automobilistes sympas.

         Mireille

 

Photos de Denis

Photos d'Annie


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