Rando à la journée à VITTEL CONTREXEVILLE

En surplombant They-sous-Montfort
En surplombant They-sous-Montfort

Ce lundi 14 octobre par beau temps nous sommes 58  à partir en bus tôt le matin pour randonner durant la journée dans et autour de Vittel, 9,2 km le matin (12 km pour les rapides), et environ 5 km après le repas pris au lac de la Folie non loin de Contrexéville. Le matin nous débarquons à quelques kilomètres au nord de Vittel, à They sous Monfort, divisé en la Grande They et la Petite They. Le point de départ de notre balade est situé dans le Bois de Vittel. Notre parcours nous fait gravir le Mont Saint Jean puis nous nous maintenons à 450 m d’altitude sur le Vieumont et dans le bois de Lorima. Le Haut de Piemont nous offre un très saisissant panorama en prairies d’un vert printanier et forêts automnales entourant They sous Monfort. Ensuite nous rejoignons la D 68 que nous traversons pour revenir à la Petite They par le lieu-dit « Sous les Vignes». La Mairie a laissé à l’affiche le concert que la Chorale des Hommes de Vaucouleurs a donné hier dans la région.  Puis nous retrouvons le bus dans le Bois de Vittel. 

Le lac de la Folie nous accueille pour le repas précédé d’un apéritif offert par nos valeureux lauréats du Brevet et du Certificat d’animateurs de randonnée. Ces agapes sont suivies d’une courte balade autour du lac. Dans un site arboré d’un grand charme, le lac est aménagé en zone de loisir avec notamment une piscine en plein air au bord du lac, des pédalos et un grand nombre de circuits pédestres autour du lac, vers Vittel et vers Contrexéville. L’après-midi, notre périple nous met en relation avec les deux stations thermales voisines : Vittel (5 000 habitants) et Contrexéville (3 000 habitants). Les sources des deux étaient déjà connues des Romains mais leur renommée a été différente jusqu’au milieu du XIXème siècle.

Contrexéville a connu le succès dès le XVIIIème siècle. Alors que ce n’était qu’un village rural et agricole, un certain Docteur Bagard, médecin du Duc de Lorraine Stanislas le beau-père de Louis XV, publie en 1750 « Mémoire sur les eaux minérales de Contrexéville » attestant des bienfaits de cette source sur certains malades. Plus tard, un jeune médecin proche de la Cour de Louis XVI va confirmer ce prodige et le Roi va ordonner la construction du premier établissement thermal en 1774. Ces Thermes ont un vif succès jusqu’en 1781 puis périclitent à la suite du départ de ce médecin. C’est en 1864, avec la création de la Société des Eaux Minérales de Contrexéville que le village rural se transforme en station thermale suivant un développement parallèle à celui de Vittel.

Vittel connut l’anonymat jusqu’en 1854 lorsque la fontaine de Gérémoy fut achetée par un curiste originaire de Rodez, convaincu et convainquant avocat des bienfaits de l’eau de Vittel. Le premier hôtel est construit en 1862 à l’emplacement occupé aujourd’hui par le Grand Hôtel (1910). L’établissement thermal est aménagé au sein d’un parc de 650 ha. Pour se doter d’une image de qualité, Vittel fait appel aux architectes les plus en vogue du temps. Ainsi le Casino (1882) comme les anciens thermes (1884) ont été construits par Charles Garnier, l’architecte du Palais Garnier à Paris. Les Thermes se composent d’une galerie aux motifs mauresques doublée en 1901 d’une Grande Galerie à l’architecture métallique. Au cours du XXème siècle, la Galerie sera complétée par le Pavillon de la Grande Source (1930).

Le début du XXème siècle, avant la guerre de 14-18, connut une débauche d’investissements dans les deux stations thermales. A Vittel on aménage un champ de course (1904), un golf et une piscine couverte (1911). On ouvre des hôtels prestigieux : le Vittel Palace (1900) et le Grand Hôtel (1912). Plusieurs villas remarquables sont édifiées : la villa Nino (1887), la villa Saint Pierre (1893), les villas jumelles Sainte Marie et Saint Louis. Pour respecter les convictions religieuses de la clientèle on construit un temple protestant (1905) et plus tard une synagogue (1930). Malgré l’existence de l’église Saint Rémy (nef du XV-XVIème siècle) et de l’église Saint Privat (antérieure au XVIème siècle), on érige l’église Saint Louis (1910).

A Contrexéville, on se dote d’un casino (1900). On construit le Centre thermal actuel (1912), dans un style néo-byzantin ainsi que la Galerie (1909) et le Pavillon des Sources couverts de mosaïque bleue et rose. Pour les curistes étrangers on bâtit la chapelle anglicane (1912) et la chapelle orthodoxe (1910) où reposent la Duchesse Wladimir de Russie et son fils le Duc Boris. En 1899 ce sont 3 000 curistes qui fréquentent la station. Ils sont 4 800 en 1913.

Mais au cours du XXème siècle la baisse de la fréquentation des curistes oblige les deux stations à offrir de nouveaux services. Ainsi Contrexéville dès 1979 s’oriente vers la lutte contre l’obésité et les curistes passent de 1 200 à 3 400. A Vittel on mise sur la culture de la forme physique (bains, golf, randonnées…).

C’est cependant à l’embouteillage des eaux de Vittel (1 milliard de bouteilles par an) et de Contrexéville (1,5 milliard de bouteilles par an) que ces deux stations doivent leur plus grande célébrité. Pour éviter la pollution des eaux, tout épandage d’herbicides et de pesticides est interdit dans une zone de 11 000 ha autour de Vittel et de Contrexéville.

 

    Mireille

 

THEY-SOUS-MONFORT (matin)

Photos de Denis

Photos d'Annie

Photos de Daniel


Repas à CONTREXEVILLE et rando à VITTEL

Photos de Denis

Dans les rues de Vittel
Dans les rues de Vittel

Photos d'Annie

Photos de Daniel


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