Marche à la journée à ECOT-LA COMBE et ANDELOT (52)

ECOT LA COMBE
ECOT LA COMBE

Ce lundi 24 juin, par une chaude journée d’été, nous sommes 39 au village d’Ecot la Combe, 36 habitants, arrosé par la Sueurre où nagent de belles truites. Il tient son nom de l’eau abondante en ce site. C’est une balade à la journée qui nous attend : d’Ecot la Combe à l’Abbaye de la Crête soit 11 km le matin et d’Andelot à l’ancienne Abbaye Royale de Septfontaines soit 8 km l’après-midi.

Il est fait mention du premier seigneur d’Ecot en 1090. Le château détruit au XIVème siècle pendant la guerre de Cent Ans est reconstruit au XVème siècle. Le dernier marquis d’Ecot est guillotiné durant la Terreur. Le château est utilisé comme ferme après la Révolution et subit des  modifications entre 1796 et 1807 puis au XIXème siècle. On peut encore admirer la porterie du XVIIème siècle.

 

 

 

Le village a été prospère de la fin du XVIème siècle à la fin du XIXème siècle. La métallurgie s’y est développée depuis 1586 et a atteint son apogée entre 1768 et 1839 grâce à la famille Michel, maîtres de forges de père en fils. A l’époque la métallurgie employait 36 ouvriers, 75 forestiers et 64 voituriers habitant le village. On peut encore voir les maisons ouvrières construites en pierre groupées au bas du village. Mais au début du XXème siècle cette industrie locale est supplantée par la sidérurgie industrielle. En 1919 le château est racheté par la famille Châtel qui a su jusqu’à aujourd’hui maintenir ce patrimoine en état.

L’église du village Notre-Dame-en-sa-Nativité, de style néo-gothique, a été reconstruite à partir de 1837 et consacrée en 1851.

A l’entrée du village se trouve une des 30 glacières de Haute-Marne construites au XIXème siècle afin de conserver la glace nécessaire à la préservation des aliments. C’est un édifice circulaire de 8 m de diamètre construit en sous-sol très bien conservé et entretenu.

A l’ombre des bois notre parcours nous amène à l’ancienne abbaye de la Crête, fondée en 1121, reconstruite entièrement au début du XVIIIème siècle. Après la révolution, abbatiale et cloitre ont été détruits. La porterie caractéristique du XVIIIème siècle, a survécu et est en cours de restauration grâce aux soins de sa propriétaire passionnée.

L’heure du repas a sonné et nous rejoignons le restaurant de la place d’Andelot qui nous a ouvert ses portes un jour de fermeture hebdomadaire pour nous régaler d’un excellent menu (servi à 47 marcheurs, en comptant les touristes qui nous ont rejoints)

Andelot forte de 874 habitants, est arrosée par le Rognon. La cité est ornée d’intéressantes fresques qui rappellent les temps forts de l’histoire  de la ville au temps des rois mérovingiens notamment la signature du traité d’Andelot en 587 entre les rois francs Gontran, Childebert II, et leurs Leudes (hommes libres fidèles au roi). Les deux rois se sont partagé la succession de Caribert et ont garanti aux Leudes la possession viagère de leurs fiefs.

Plus récemment, le 12 septembre 1944, Andelot fut le théâtre d’une bataille de char victorieuse pour la 2ème division du général Leclerc contre les panzers allemands. A l’entrée de la ville un char témoigne de ce moment historique.

L’après-midi nous trouve à l’Abbaye Royale Saint Nicolas de Septfontaines, fondée en 1125. Elle connut des difficultés au XIVème et XVème siècle et une renaissance avec les Prémontrés qui l’occupèrent ensuite jusqu’à la Révolution.

Du VIème au XIIème siècle les Bénédictins ont tenu un rôle de premier plan dans l’aménagement du paysage urbain et rural et mené une action politique. Le XIIème siècle voit leur déclin au profit des Cisterciens de Robert de Molesme et des Prémontrés de Norbert de Xanten. C’est en 1120 que ce dernier se fixe à Prémontré près de Laon. Les Prémontrés sont des clercs qui peuvent aider au service des églises mais qui ont surtout vocation à s’occuper des travaux des champs. Ils sont assistés de paysans appelés convers astreints à des prières quotidiennes et à l’assistance à la messe le dimanche. Ils installent des granges (fermes) réparties à moins d’une journée de marche de l’abbaye. Leurs bâtiments religieux sont très austères. Les fondations des Ordres Cistercien et Prémontré en Lorraine ont été très nombreuses : 30 entre 1131 et 1151. L’initiative appartient à un fondateur qui décide d’installer dans un endroit désert des représentants du clergé régulier, moines et chanoines obéissant à des règles de vie fondées sur le renoncement au monde et sur la prière. Le fondateur s’adresse à une abbaye florissante pour qu’elle envoie la douzaine d’hommes nécessaire à la fondation d’une abbaye-fille en ce lieu désert  qui ainsi sera cultivé et aménagé.

Après la Révolution l’Abbaye Royale Saint Nicolas de Septfontaines a servi de ferme et commencé à s’écrouler. Achetée au XIXème siècle par le fils du Ministre de la Marine de Napoléon III, elle est restaurée et entretenue. Le portail monumental et les bâtiments conventuels du XVIIIème siècle sont conservés. Au XIXème siècle, le clocher est restauré en manière de ruine romantique et un colombier est érigé. La visite de l’intérieur est possible sur rendez-vous. Nous reviendrons.

Ce fut une intéressante balade qui nous a fait connaitre des endroits que nous ne connaissions pas du tout. Un grand merci à Jean-Marc et Dominique. 

 

                                                 Mireille

 


Photos de Denis (ECOT LA COMBE)

Photos d'Annie (ECOT LA COMBE)


Phtos de Denis (ANDELOT)

Photos d'Annie (Périple des touristes)


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