La rando des orchidées à PAGNY LA BLANCHE COTE

Ce 8 avril nous sommes 40  à Pagny la Blanche Côte pour une promenade de 11 km (14 km pour les rapides). Mettons-nous en jambes en escaladant le raidillon qui nous conduit en haut de la Blanche Côte. Le décor très minéral de ces éboulis de calcaire blanc est déconcertant tant il diffère des collines boisées voisines et des vertes prairies de la vallée. C’est le résultat de l’érosion par la rivière de Chêtre, affluent de la Meuse, qui coule au pied de la côte ainsi que de la désagrégation du calcaire par la pluie et le gel. Le long du sentier qui traverse le site, des panneaux expliquent que végétation et faune de cette pelouse calcaire sont protégées. C’est le cas des anémones pulsatiles qui ont ouvert leurs corolles duveteuses  violettes. Cette blanche côte, à 336 m d’altitude, offre au sud-ouest, un premier point de vue sur la vallée de la Meuse. On aperçoit Taillancourt, Montbras et son château de la fin du XVI°, début du XVII° siècle, typiquement Renaissance.  

 

 

Ce promontoire est très prisé par les amateurs de parapente. Ce sport apparait dans les années soixante. En 1965, David Barish et Domina Jalbert créent un parachute à caissons .qui sera commercialisé sous le nom de paraplane en 1971. En 1978, les membres du paraclub d’Annemasse décident d’utiliser leur parachute pour décoller d’une montagne sur la commune de Mieussy. C’est, pour ces parachutistes, un moyen de s’entrainer à la précision de l’atterrissage moins onéreux que l’avion.  En 1979, le premier club de parapente est créé à Mieussy. Beaucoup de parachutistes viennent s’y former avant que ce ne soit ouvert aux « piétons ».  En 1985, Laurent de Kalbermatten invente la première voile conçue spécialement pour le parapente.

En tournant nos regards vers le nord-ouest, se dévoile un autre panorama sur les villages de Champougny, Sepvigny, Maxey sur Vaise et Burey en Vaux, en aval de la Meuse.

La vallée de Palinvau nous conduit au Fort de Pagny.  Après l’annexion de l’Alsace-Moselle par la Prusse en 1870, la frontière s’était rapprochée de Nancy et de Toul. A partir de 1874, pour tenir compte des progrès de l’artillerie, il a été décidé de construire à quelques kilomètres des villes et des nœuds ferroviaires proches des frontières, dont Toul faisait partie, une ceinture de fortifications dites Forts Séré de Rivières, du nom de l’auteur du projet. Le Fort de Pagny la Blanche Côte a été construit de 1879 à 1883, à 385 m d’altitude, et complété par la Batterie d’Uruffe pour fermer la trouée de la vallée de l’Aroffe à Vannes le Chatel, et par la Batterie de Pagny face à la trouée de la vallée de la Meuse. Les Forts étaient ravitaillés grâce au réseau ferré de voies de 60 cm de large, dit système Péchot, qui a été conçu et développé à Toul.

En descendant du Fort vers la route D32, un nouveau point de vue se présente sur la vallée de l’Aroffe, et les communes de Vannes le Chatel, Allamps et au loin Colombey les Belles.

 

Par le bois de Pagny où fleurissent les pervenches, les anémones Sylvie, et les violettes, nous parvenons à la Tête des Rousseaux. A l’opposé de la Blanche Côte, la Tête des Rousseaux, qui culmine à 396 m, appartient à cet ensemble calcaire creusé par les méandres du fleuve Meuse. Un monument, dédié à un passionné de deltaplane qui y a trouvé la mort, fait face à un panorama remarquable sur les villages en amont de la Meuse: Traveron, 

Grâce à cette balade nous avons eu sous les yeux certains des plus beaux paysages de la région.

     Mireille,

 

Photos de Sylvie R.

Photos d'Annick


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