BUREY-LA-CÔTE GOUSSAINCOURT

Martial guide le groupe au départ de Burey la Côte
Martial guide le groupe au départ de Burey la Côte

Ce lundi 25 mars nous sommes 55 à Burey la Côte pour un parcours de 9,7 km qui nous conduira à Goussaincourt puis passant devant la Croix Jean Tanron, nous nous dirigerons vers la voie des Charmes. Nous suivrons la vallée du ruisseau de Fragne, puis monterons dans le Bois de Burey la Côte.

Nous laissons derrière nous Burey la Côte, sa maison forte du XVIème de style Renaissance et son église Saint Léger du XIIIème siècle fortifiée aux XIVème et XVème siècles. Burey existait dès 1229 mais fut décimé par la peste en 1568, fut brûlé en 1595 et enfin fut détruit pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648). Ce n’est qu’en 1642 que les habitants rescapés revinrent occuper le village.

 

A Goussaincourt, nous empruntons la rue principale. Elle longe le château, propriété privée, dont certains éléments défensifs datent du XIVème siècle et une partie du bâtiment du XVIIIème siècle. Il est entouré d’un haut mur de clôture. On accède par un grand portail en pierres de taille percé d’une porte cochère et encadré de deux portes piétonnes du XVème siècle. A droite du portail on aperçoit l’arrière du colombier devant lequel côté rue, se trouve une fontaine –abreuvoir et une croix.

Nous passons devant l’église-halle dédiée à Saint Gervais et Saint Protais. Elle abrite un reliquaire du XVIème siècle dans lequel sont conservées les reliques des deux Saints, frères jumeaux. C’est Néron, empereur romain, qui a ordonné la flagellation de Saint Gervais et la décapitation de Saint Protais à Milan. L’église a été reconstruite en 1792 mais le chœur du XVème siècle a été conservé.

Après la Mairie, bâtiment de 1859, se trouve la fontaine de Saint Protais et de Saint Gervais. Elle a été édifiée au XVIIIème siècle et restaurée en 1804 lorsqu’on a construit le lavoir. L’eau jaillit sous un arc plein cintre surmonté d’un ouvrage à niches dans lesquelles sont placées les statues des Saints Patrons du village.

En bordure de Goussaincourt, nous parvenons à la Croix de mission de 1766. Les croix de mission étaient érigées pour commémorer une manifestation appelée « mission » durant laquelle les prêtres « missionnaires » qui parcouraient le pays pour les organiser prêchaient de façon percutante pour stimuler la foi des fidèles. A la fin de chaque mission, on élevait une croix. Les grandes missions débutent vers 1701 sous l’impulsion du Duc Léopold puis de Stanislas. Goussaincourt faisait partie du Diocèse de Toul et l’Evêque de Toul avait exigé la présence de croix de mission ou « hosannières » dans chaque cimetière du Diocèse. Elles étaient le lieu de rassemblement de la population lors des processions religieuses, notamment pour la fête des rameaux.

Chemin faisant, nous apprécions l’avancement des floraisons des scilles à deux feuilles bleues, des tussilages jaunes, des primevères élevées jaune clair, des véroniques bleues, des pâquerettes blanches, des violettes, des étoiles jaunes des ficaires, et de l’humble lamier pourpre. Sur la voie des Charmes, nous allons bondissant au-dessus du ruisseau de Fragne, les plus à l’aise aidant les moins rassurés. Puis nous nous faufilons sur et sous les clôtures de parc pour grimper en plein bois de Burey et retrouver notre circuit.

Ensuite nous débouchons sur les hauteurs et contemplons la vallée de la Meuse. On aperçoit distinctement d’un côté Brixey aux Chanoines et de l’autre côté Pagny la Blanche Côte, Champougny, Sepvigny, jusqu’aux carrières de Sorcy.

Une belle balade pleine de surprises dans la douceur du printemps revenu.

               Mireille

 

 

Photos d'Annie


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