PIERRE LA TREICHE : La Deuille, les nivéoles et les Grottes

Le retour a été modifié pour profiter des tapis de nivéoles tout au long du parcours
Le retour a été modifié pour profiter des tapis de nivéoles tout au long du parcours

Ce lundi 11 mars nous nous retrouvons à 48 sous une brève averse de grêle, à Pierre la Treiche pour une randonnée à la journée. Pierre la Treiche situé près de Toul, est arrosé par la Moselle et reçoit le ruisseau de Chaudeau et le ruisseau de l’Arot (ou Larot). La Moselle prend sa source au col de Bussang dans les Vosges. Autrefois, elle rejoignait la Meuse à Pagny sur Meuse mais sa trajectoire a dévié et elle parcourt désormais 560 km en France, au Luxembourg, et en Allemagne pour se jeter dans le Rhin à Coblence.

Notre parcours matinal de 10,5 km laisse de côté le château de la Rochotte.

 

Au XIème siècle il y avait un prieuré Saint Nicolas de la Rochotte fondé vers 1094. A la Renaissance, Jean Forget, abbé de Saint Léon de Toul, fait remanier la chapelle gothique du prieuré et en 1541 fait bâtir le château, son logis abbatial, dans le style Renaissance, encore visible. Actuellement dans le logis seul l’escalier date du XVIème siècle. Nous passons sans le voir non loin du fort de Chanot qui est un ouvrage de Séré de Rivières.

Les fleurs printanières les plus précoces nous escortent : primevères, scilles à deux feuilles bleu vif en forme de toutes petites étoiles, fleurs en boules jaunes sur les branches nues du cornouiller mâle, pervenches bleues, violettes. Nous arrivons à la fontaine de la deuille de l’Arot (ou Larot) qui est une résurgence comme il y en a beaucoup alentour : mauvaise surprise, la Deuille et l’Arot sont à sec et méconnaissables. L’excellente surprise est que nous marchons parmi des centaines de milliers de nivéoles blanches qui tapissent entièrement les versants de la vallée du ruisseau sur plusieurs kilomètres. Nous suivons dans son lit même, les méandres de l’Arot (ou Larot) pour regagner Pierre la Treiche et le restaurant au bord de la Moselle où nous rejoignent quelques marcheurs supplémentaires. Nous sommes 55 à passer un bon moment et à reprendre des forces.

L’après-midi, sur un parcours de 7,5 km nous découvrons la richesse des rives de la Moselle en grottes. Dans les environs de Pierre la Treiche on en compte 39 creusées il y a 300 000 ans dont quelques-unes ont plus de 1000 m de développement. Sur la rive droite où nous sommes, c’est le cas de la grotte des sept salles et de la grotte de Sainte Reine. Celle-ci doit parait-il son nom à la dépouille de la femme d’un chef, gallo-romaine ou franque, qui y aurait été déposée. On y a retrouvé des ossements d’ours et d’hyènes des cavernes. Au XVIIIème siècle elle a abrité un ermitage. Sur la rive gauche de la Moselle, dans la grotte des Celtes qui s’étend aussi sur plus de 1000 m, on a trouvé des pointes de flèches, des outils et ossements qui témoignent de l’occupation du site  au cours du paléolithique (de 1,8 millions d’années à 8 000 ans avant notre ère) et du néolithique (de 8 000 à 2 500 ans avant JC). Elle a servi de sépulture vers 2 000 avant JC puis a été utilisée comme refuge par les Leuques vers 300 à 100 avant JC. L’occupation humaine de la région a été constante puisque au champ du cercueil on a trouvé des monnaies romaines et la sépulture d’un chef franc. Nous poussons notre promenade jusqu’au barrage qui régule le débit de la Moselle et la grande écluse qui permet aux bateaux de le franchir. Au début du XXème siècle, existaient à Pierre la Treiche des chantiers navals qui construisaient des péniches en bois de type Freycinet et réparaient les bateaux.

C’est sous le soleil que se termine cette très agréable journée. Un grand merci aux organisateurs.

                       Mireille

 

Photos de Denis


Photos d'Annie

Photos de Sylvie R.


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