SEPVIGNY et Chapelle du Vieux Astre

Ce lundi 5 Novembre chaud et ensoleillé, nous sommes 49 marcheurs à nous élancer au départ de la Place Verte à Sepvigny, pour flâner entre campagne et forêt, entre Meuse et Meurthe et Moselle,sur un circuit de 10 km (12 km pour les rapides).

 

Sepvigny possède trois monuments remarquables:

 

>l’égliseparoissiale St Epvre édifiée entre le XIIème et le XVIème, fortifiée au XVème, primitivement une chapelle, devenue église principale du nouveau village de Sepvigny à la suite, au Moyen Age, de la destruction du village situé alors autour de l’église de Vieux-Astre. Le clocher occupe une place inhabituelle entre la nef et le chœur.

 

>le calvaire du XVIème siècle, placé contre le mur d'une maison le long de la route menant à Vaucouleurs,  au fût hexagonal a perdu ses statues originales de St-Jean et de la Vierge, remplacées par celles de St-Nicolas (XVIIIème) et de St-Epvre (XVIème), qui se trouvaient vraisemblablement à l'intérieur de l'église  paroissiale Saint-Epvre.

 

>la Chapelle romane du Vieux Astre du XIIème siècle,à 500 m du village, entourée par le cimetière.

Nous avons le privilège de visiter la chapelle du Vieux Astre avec une habitante de Sepvigny.

Etymologiquement Chapelle du Vieux Astre ou mieux Vieux Atre (du latin atrium) signifie ancien cimetière. Le site en pente qu’elle occupe et son orientation est-ouest sont à l’évidence conforme à une tradition mérovingienne observée communément en Lorraine. Elle devait être à l’époque le chœur d’un édifice plus vaste qui était l’ancienne église paroissiale. De part et d’autre de l’entrée, deux stèles funéraires ont été insérées dans la maçonnerie lors du bouchage bien visible sur la façade de l’arc au XVIIIème siècle. Celle avec la coquille Saint Jacques porte les dates de 1541-1601 et l’autre la date de 1522.

De très remarquables  peintures murales datées des XVème-XVIème siècle, décorent l’intérieur. La voûte en berceau brisé du chœur présente le Jugement Dernier (XVème). Assis sur un double arc en ciel, le Christ lève les bras en l’air pour montrer les plaies de ses mains. Il est entouré de deux anges jouant du cor et de Marie en prière. De part et d’autre de l’oculus roman on aperçoit deux squelettes.

Sur le mur de droite, St Jean-Baptiste est représenté vêtu d’une peau de mouton, les mains jointes et un genou à terre. Sur le même côté, au son des trompettes des anges, les morts sortent de leur tombeau. On distingue une femme enveloppée dans son suaire, un cardinal nu vêtu de son seul chapeau, un pape coiffé de sa tiare, et un personnage aux yeux clos. Puis ce sont les Rois Mages chargés d’offrandes et de coffrets de pièces d’or. Ensuite vient la figuration de l’Enfer où Satan enfourne les damnés dans la gueule du Léviathan. On trouve la représentation de Didier Plamon, curé bienfaiteur de la chapelle.

A gauche de l’entrée se trouve le Dit des trois morts et des trois vifs. Les vifs sont représentés en nobles partant à la chasse avec leurs faucons. En face des vifs, séparés par la croix d’un cimetière, se trouvent les morts présentés sous forme de squelettes qui rappellent aux trois vifs la brièveté de la vie et l’importance du salut de leurs âmes. Au-dessus de cette fresque, l’entrée du paradis est représentée par une église où des anges guettent depuis le clocher. Un ange guide une série de personnages (évêque, femme, homme…) sous le regard de Saint Pierre. Il y a aussi une représentation de St Christophe.

L’autel galbé à croix centrale est du XVIIIème siècle et le retable représentant la Cène est du XVIème siècle repeint au XXème semble-t-il.

 

Pour clore une aussi belle et riche visite, notre guide nous a en outre offert un jus de pommes bien frais. Nous lui adressons nos remerciements les plus chaleureux.

                                                                                                                                             Mireille

 

 

 

Photos de Denis

Photos d'Annie

Photos de Sylvie R


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