Autour de VACON

La fontaine de Doyezotte
La fontaine de Doyezotte

En ce lundi 27 août nous sommes 41 à Vacon pour un parcours de 9 km (12.5 km pour les rapides) qui conduit, par les lieux-dits la Vau et la Laiviaire, à la vallée la Femme et au Pré Saint, puis, après la traversée de la D 29 au lieu-dit la Frasse, à travers le bois de Voirut, vers le lieu-dit le Parterre et retour par la Côte des Vignes et la Vigne des Roses.

A Vacon jaillit une source constante et abondante qui alimente le Vidus, mentionné sous ce nom dès le IXème siècle. La Méholle venue de Mauvages et le Marivaux qui descend la vallée de Naives sont, avec le Mazelin à Void, des affluents intermittents où l’eau manque souvent en été.

 

Tout près de Vacon se trouve le berceau des abbayes des Prémontrés en Lorraine. Vers 1140, des chanoines réguliers de l’Ordre des Prémontrés, installés à Gévaux à quelques kilomètres de Commercy, vinrent s’installer à Rieval (commune de Mesnil la Horgne) sur proposition de Renaud Comte de Bar et de son épouse Gisèle de Vaudémont. Pour la fondation, seigneurs, chevaliers, bourgeois et paysans faisaient des dons qui pouvaient être un fief (terre, domaine), une vigne, un pré, un moulin, ou une portion de bois. L’implantation la plus fréquente était en un lieu désert.

Fondé par Norbert de Xanten à Prémontré près de Laon, l’Ordre des Prémontrés se composait de clercs en robes blanches, c’est-à-dire de religieux ayant vocation à s’occuper de travaux des champs avec l’assistance de paysans, appelés convers, astreints à des prières quotidiennes et à la messe dominicale. Les religieux maniaient eux-mêmes la hache et la faux. Ils édifiaient des granges c’est-à-dire de grosses exploitations agricoles confiées à des convers groupant chapelle, grenier, bâtiments d’exploitation et d’élevage. Ainsi grâce aux moines, la forêt défrichée faisait place aux cultures, les cours d’eau étaient aménagés en étangs poissonneux et leur écoulement domestiqué pour le fonctionnement des moulins et des forges.

L’appel à l’évêque voisin, en l’occurrence celui de Toul, pour délivrer la Charte de Fondation, intervenait seulement quand le succès était certain, que l’accord des voisins était assuré, et que les donations étaient suffisantes. C’est pourquoi la Charte était donnée bien après la fondation.

Rieval avait aussi une nonnerie pour femmes mais l’accueil des converses fut supprimé par l’Ordre des Prémontrés en 1147.

Devant le succès de l’abbaye de Rieval, le Comte de Bar offrit en plus une partie du domaine de Jandeures (commune de Lisle en Rigault) et le seigneur de Joinville des terres à Jovilliers (commune de Stainville). Deux nouvelles abbayes, dépendant de Rieval, naquirent, puis ce furent Rangeval, l’Etanche….  Entre 1135 et 1152 quinze monastères prémontrés furent fondés en Lorraine. L’organisation était pyramidale, les abbayes filles étant sous la surveillance de l’abbaye mère.

Rieval était en ruine en 1636 et vivota jusqu’à sa disparition définitive dans un incendie en 1830.

Quelques fines gouttes de pluie vite séchées n’ont pas troublé cette agréable balade de rentrée qui a perpétué les rituels comme celui de la distribution de bonbons. Merci à Marie-Jeanne qui porte toute l’année une grosse boite de bonbons dans son sac à dos pour nous en offrir lors des pauses.

 

                                                                                                                                                       Mireille

 

 

 

Photos de Denis

Photos d'Annie


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