Marche du vendredi à SORCY-SAINT-MARTIN

Photo d'archives
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En ce vendredi nous étions 31 à parcourir les rues et venelles de Sorcy et de Saint Martin en revisitant les nombreux lavoirs ouverts et fermés, deux pompes-fontaines, les vestiges des châteaux et l’église de Saint Martin.

Cinq seigneuries se partageaient Sorcy :la seigneurie du gros château pour six douzièmes, la seigneurie du château Emi pour trois douzièmes, la seigneurie du château bas pour deux douzièmes, et la seigneurie de Mille de Neyves pour un douzième. L’église Saint Remi, est l’ancienne chapelle castrale. Le « gros château » a été construit vers 1350. Auparavant un autre château, « le petit château », avait été édifié rue du bourg où une tour carrée existe toujours. Le petit château a été annexé par la suite au « gros château ». A la mort du dernier seigneur de Sorcy, la Comte de Thélusson en 1828, ses biens furent achetés par différents acquéreurs. Le « gros château » fut vendu pour l’industrie, moulin de commerce d’abord, il devint ensuite fabrique de chaises et fut ravagé par un incendie en 1941.

 

Nous faisons halte au lavoir « les Raulx », reconstruit en pierre de taille en 1850, à trois degrés, complètement fermé et muni d’une grille en fer forgé.

Nous passons, rue de la Vanne, derrière le « petit château de Saint Martin » construit en bord de Meuse vers 1755-1758

La visite de l’église de Saint Martin suscite toujours autant d’intérêt. A l’origine de l’église il y eut une abbaye bénédictine fondée au IXème siècle et supprimée à la fin du Moyen Age. L’église subsiste mais au début du XVème siècle le village de Saint Martin est incendié. L’église a donc probablement été reconstruite à la fin du XVème siècle.

Sur l’entrée, anciennement entrée du cimetière, est inscrit : « HodiMehi » d’un côté et « Crastibi » de l’autre c’est-à-dire « moi aujourd’hui, toi demain ». L’église petite et simple, est dominée par la tour carrée du clocher dont le campanile abrite trois cloches : Aimé Marie, la plus grosse, Rose Amélie, la moyenne, et Françoise, la plus petite. Le clocher est coiffé d’un dôme couvert d’ardoises surplombé par un clocheton en forme de lanterne. Cette toiture semble dater du XVIIIème siècle. Le clocher et l’église ont fait l’objet de restaurations successives aux XVIIIème, XIXème, XXème, et XXIème siècles. Accolée au clocher une tourelle ronde abrite l’escalier à vis qui conduit en haut du clocher.

A l’intérieur, la nef et les bas-côtés présentent des voûtes en ogives. L’église est bien éclairée par des vitraux du XIXème siècle qui ont remplacé ceux détériorés pendant la Révolution.Le chœur et l’abside sont ornés de six magnifiques panneaux en pierre calcaire sculptée représentant différents épisodes de la vie de Saint Martin.

A gauche du chœur et de l’autel secondaire, une porte permettait aux moines de se confesser. Sur le mur la trace d’une autre porte murée indique le passage pour transporter le corps des moines défunts jusqu’à leur sépulture autour de l’église. A droite du maître autel sous le pavement, se trouve un puits alimenté par une source qui s’en va ensuite se jeter dans la Meuse.

A droite le long du mur, quatre niches étaient utilisées par les moines pour se laver les mains avant les offices. Près de l’entrée, les fonts baptismaux du XIXème siècle montrent un luxuriant décor végétal soutenant la cuve en pierre en forme de coquillage.

La chaire en pierre et bois sculpté et peint, ornée de bas-reliefs représentant la vie de Saint Martin, est vraiment remarquable. L’abat-voix est surmonté d’un ange jouant de la trompette et la cuve est décorée de sculptures en haut-relief représentant le Christ et les Evangélistes. D’une crypte située sous la chasse partirait un tunnel vers le plateau de Chatel.

On peut voir deux monuments funéraires en pierre des XVIème et XVIIème siècles et sous les dalles a été découvert un caveau funéraire renfermant les restes de plusieurs individus indiquant que l’église fut une nécropole seigneuriale. Devant la chapelle Notre dame du Chatel et aux pieds de la statue de Sainte Thérèse se trouvent des sépultures non ouvertes probablement de personnes de haute naissance.

                                                                                                                                                                Mireille

 

 

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