ROLLAINVILLE (écourté pour menace d'orage)

31 marcheurs ont visité le village fleuri
31 marcheurs ont visité le village fleuri

Ce dernier lundi de mai, nous nous retrouvons à Rollainville près de Neufchâteau, pour une balade de 10 km écourté à 5.5 km (13 km à travers la forêt domaniale de Neufeys pour les rapides, écourté à 11.2 km). Le village de Rollainville doit une notoriété méritée à son fleurissement consacré par le label « Village Fleuri 4 fleurs ». Il est traversé par la Frézelle, ruisseau qui prend sa source à Rouvres la Chétive et se jette dans le Vair.

Nous enjambons la Frézelle sur le pont d’aval de la fin du XVIIIème près de la Mairie qui permet la traversée des piétons et des automobiles. Devant nous un calvaire du XVIème siècle, inscrit à l’inventaire des monuments historiques, a été placé sur un fût. Jadis il surmontait la porte de l’ancien presbytère devenu Mairie. Plusieurs personnages ont disparu. D’un côté se trouvent le Christ, la Vierge et le donateur (décapité) et de l’autre une Pieta et la donatrice (mutilée). Saint Nicolas et les trois enfants sont intacts. Deux anges soutiennent le tout l’un portant un écu avec la couronne ducale de Lorraine, et l’autre, un écu avec le fer de lance de la Passion.

 

Nous grimpons le sentier qui serpente jusqu’au sommet de la pelouse calcaire de Cuvegney. Là, un autre calvaire du XVIème siècle également classé monument historique, nous attend. On dit qu’au solstice d’été, son ombre se projette jusqu’au clocher de l’église au lever du soleil. Face au village, sont représentés le Christ, la Vierge, Saint Jean et le donateur, et de l’autre côté, une Vierge à l’Enfant, Saint Pierre, Saint Rémy patron de la paroisse et la donatrice.

Nous poursuivons notre chemin mais l’orage menace ce qui nous conduit à écourter le parcours et à renoncer à aller à l’Etanche. C’est sur le site de l’Etanche que se trouvait une abbaye cistercienne de femmes fondée en 1148 et consacrée à la Vierge. Vendue pendant la Révolution, elle a été transformée en papeterie puis en atelier de tissage. Un hameau de 70 habitants existait encore en 1867.

Revenant dans le village, nous empruntons le pont de pierre d’amont construit au XVIIIème siècle dont l’étroitesse interdit la circulation automobile mais qui est doublé d’un gué pavé, parfaitement entretenu, utilisable par les voitures. Tout autour, les rives de la Frézelle sont aménagées, fleuries avec goût et ornées de sculptures végétales représentant un héron et un cervidé alors que la coccinelle est en métal.

Nos pas nous conduisent vers l’église romane Saint Rémy habituellement fermée. Mais la charmante dame qui s’occupe du monument vient à nous et nous guide pour une visite commentée. Œuvre d’un certain Robertus, la tour-clocher et l’ancienne abside datent du XIIème siècle et sont classées monuments historiques. Une tourelle sur le côté abrite probablement un escalier à vis. Le clocher est composé de deux étages. A l’étage inférieur, trois faces sont décorées de trois arcades aveugles. L’étage supérieur porte deux ouvertures sur chaque face divisées en deux petites arcatures séparées par une colonne. Les décorations sont surprenantes : une tête de loup et un sonneur de cor face sud, une tête de bélier et un personnage debout face est, une croix dans un cercle face nord, enfin plus bas sur la face sud, une paire de bœufs et un personnage barbu se tenant le menton. Le portail ouvert dans la tour au XIXème siècle est très décoré. Sur le tympan Dieu éclairant le monde est entouré de l’Eglise d’Orient et de l’Eglise d’Occident.

En entrant dans l’église on se trouve en face d’une statue de Saint Sébastien du XVIème ou du XVIIème siècle, mise à jour lors de travaux. L’ancienne abside romane aux proportions remarquables abrite les fonds baptismaux en pierre très ouvragée. La décoration des chapiteaux comporte des coquilles de Saint Jacques de Compostelle.

A l’opposé, les vitraux, la nouvelle nef et le nouveau chœur datent du XIXème siècle car il a fallu agrandir l’église en 1862. A gauche du confessionnal, un chapiteau représente un sabotier au travail car c’était l’activité principale du village au XIXème siècle. Derrière le maître-autel se dresse un grand Christ en bois peint probablement du début du XVIIIème siècle.

Voilà une balade écourtée mais pleine d’intérêt.

 

                                                                                                                                                                  Mireille

 

 

 

Photos de Denis

Photos de Sylvie R.


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