SAINT ELOPHE

Dédé conduit le groupe
Dédé conduit le groupe

En ce lundi 9 avril nous sommes 42 à Saint Elophe pour un circuit de 11 km. La route qui mène à l’église Saint Elophe est bordée d’un tapis de lamier pourpre.

Saint Elophe est un saint céphalophore (qui porte sa tête), chrétien, lorrain, décapité sur les bords du Vair en 362 à Solimariaca (Soulosse). La légende veut que l’empereur romain Julien se soit rendu dans la région, à Grand. Il aurait fait emprisonner 33 chrétiens, dont Elophe, qui se seraient libérés par miracle. Elophe se serait rendu à Toul puis à Remiremont. Il aurait converti 226 personnes. Ensuite il serait revenu prêcher à Grand en critiquant les païens et les Juifs qui s’en seraient plaint à Julien. Arrêté, refusant de renier sa foi, Elophe aurait été décapité à Soulosse, au bord du Vair, sur le site de la chapelle, là-même où sa sœur Sainte Libaire aurait été elle-même décapitée. 

Comme elle, il aurait ramassé sa tête, l’aurait lavée dans une source, et l’aurait transportée au sommet d’une colline qui porte son nom. Il se serait assis sur une pierre et sa tête tranchée aurait prononcé un dernier sermon. Il a été enseveli là et une chapelle, la future église de Soulosse, aurait été élevée sur son tombeau.

L’église de Soulosse est une église gothique construite au XIIIème siècle, remaniée au XVème, et préservée en l’état depuis. A l’intérieur se trouve le tombeau avec un gisant à l’effigie du Saint tenant sa tête dans ses mains sur sa poitrine. Dans le cimetière, on peut voir la pierre sur laquelle Elophe s’est assis pour son dernier sermon. Elle se serait miraculeusement creusée pour que le saint s’adosse plus aisément. On peut voir aussi la statue en pierre de 2 m de haut représentant Elophe avant sa décapitation. Elle avait été placée en haut de la tour de l’église mais a été déposée à terre pour des raisons de sécurité.

Au bord du Vair, sur le lieu de la décapitation de Saint Elophe, s’élève une chapelle, de la fin du XVème siècle,   initialement dédiée à Sainte Libaire. Elle porte le nom de « Sainte Epéothe ou Epéotte » rappelant l’épée du sacrifice sanctifiée par le martyre des deux Saints. L’ « Epée Haute », dressée, était regardée comme un signe d’allégeance à Dieu.

Nous empruntons d’abord l’ancienne voie romaine de Lyon à Trèves, puis traversons l’extrémité du Bois des Grappolles tapissé d’anémones Sylvie blanches et de violettes. Nous longeons la voie ferrée par la Combe de Sénéjean, le Petit Essart, et le pont Jean-Marie. Un peu plus loin, la voie ferrée débouche sur un viaduc ferroviaire construit en 1884 sur la ligne Culmont Chalindrey-Toul. Long de 153 m et haut de 30 m, il compte 10 arches et franchit le Vair. On peut le voir depuis la route entre Soulosse et Coussey.

A Brancourt, nous faisons un détour par la Contrée de Machère et le lieu-dit Hannecha pour revenir à Saint Elophe par la Combe de Vau. Sur ce terrain calcaire, les coucous jaunes se mêlent aux anémones pulsatilles violets.

La pluie nous a évités et nous sommes satisfaits d’avoir découvert un nouveau village.

 

 

                                                                                                                                                          Mireille

Photos d'Annie


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