CHAMPOUGNY La Blanche Côte

Roger est de retour pour les marches du lundi
Roger est de retour pour les marches du lundi

Ce Lundi 2 Octobre, malgré le crachin, nous étions 49 marcheurs pour un parcours de 11,7 kms (14,6 kms pour les rapides) qui part de Champougny. Nous laissons nos voitures sur la rive de la Meuse, au droit du pont, près du lavoir. Là se dresse un totem, poteau de bois polychrome sculpté à l’image d’une Vénus callipyge (c’est-à-dire aux belles fesses) anonyme, qui pourrait paraitre la représentation de la Meuse, tel un emblème. Nous passons devant l’église Saint Brice. Elle fait partie des églises fortifiées du département. Dans la tradition chrétienne, l’église est un lieu inviolable où s’exerce le droit d’asile. Le morcellement des terres entre les Ducs de Bar et de Lorraine, les évêques de Toul et Verdun, le roi de France, furent à l’origine de tant de guerres, invasions, pillages que les églises ont été fortifiées pour abriter et défendre les populations. Un peu plus loin se trouve la chapelle Notre Dame des Affligés, construite au XVIIème siècle à l’emplacement d’un sanctuaire médiéval détruit pendant la guerre de Trente Ans. Devant la chapelle un tilleul centenaire rappelle que la chrétienté a utilisé les feuilles et l’aspect général de l’arbre en forme de cœur pour l’évocation du Sacré Cœur.

La vallée de Palinvau nous conduit au Fort de Pagny la Blanche Côte. Après l’annexion de l’Alsace-Moselle par la Prusse en 1870, la frontière s’était rapprochée de Nancy et de Toul. A partir de 1874, pour tenir compte des progrès de l’artillerie, il a été décidé de construire à quelques kilomètres des villes et des nœuds ferroviaires proches des frontières, dont Toul faisait partie, une ceinture de fortifications dites Forts Séré de Rivières, du nom de l’auteur du projet. Le Fort de Pagny la Blanche Côte a été construit de 1879 à 1883, à 385 m d’altitude, et complété par la Batterie d’Uruffe pour fermer la trouée de la vallée de l’Aroffe à Vannes le Chatel, et par la Batterie de Pagny face à la trouée de la vallée de la Meuse. Les Forts étaient ravitaillés grâce au réseau ferré de voies de 60 cm de large, dit système Péchot, qui a été conçu et développé à Toul.

Partout les bois prennent des couleurs mordorées. Aubépines et viornes exposent des fruits rouges. Les fusains arborent leurs fleurs roses en bonnet d’évêque. Quelques fleurs des champs résistent comme les achillées, les berces, les marguerites, les centaurées, les mauves et les campanules.

Depuis la Blanche Côte, le panorama est malheureusement masqué par le crachin. Après avoir descendu la Côte du Trie nous traversons la D 145 en contournant le Haut des Rousseaux, en direction de Taillancourt pour un retour vers Champougny le long des berges de la Meuse à travers prés. Le château de Montbras se distingue enfin, présentant sa façade arrière et sa terrasse sur le fleuve. Construit en 1598 par Claude II de Verrières, seigneur d’Amanty, et sa première épouse, Louise des Salles, le château est un très bel édifice Renaissance remanié en partie au XVIIIème siècle.

Une bien intéressante balade à travers nature et Histoire

 

                                                                                                                                                          Mireille

 

 

Photos de Denis

Photos d'Annie


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