Visite-patrimoine de Gombervaux

VISITE CULTURELLE DU 17 08 25 GOMBERVAUX

 

Par ce beau matin ensoleillé du 25 août, nous étions 16 à nous rendre à Gombervaux. C’est face au château en cours de restauration que nous nous installons autour de notre conférencier, Christian pour un voyage immobile dans le temps et l’espace qui va nous mener d’Amblainville à Gombervaux puis à l’Ermitage de Septfond et enfin à Burquineville. Christian nous conte l’histoire de ces lieux illustrée de tableaux, gravures et cartes postales anciennes.

Avant de commencer nous repérons « de visu » l’emplacement de l’aérodrome installé par les alliés américains au printemps 1918 à 3,5 km de Vaucouleurs près de Gombervaux de part et d’autre de l’actuelle route de Void là où se trouve aujourd’hui un petit bois triangulaire perdu dans un champ d’un côté et la forêt de l’autre. 

 

GOMBERVAUX, la visite du chantier :

La ferme fortifiée est toujours occupée par un agriculteur mais que reste-t-il du château initial ? La façade sud avec le donjon, le logis, les tours sud-est et sud-ouest et les courtines qui les relient, la cour bien délimitée par les douves puis la tour nord-est isolée et partiellement écroulée. L’Association de Gombervaux s’est donné pour but la préservation et la restauration de ce qui reste. Avec les maigres bénéfices des manifestations qu’elle organise sur le site, elle a dû se contenter de conduire des chantiers de bénévoles pour préserver l’édifice. C’est ainsi que la réfection de la cheminée de la grande salle du logis a pris plusieurs années. Lors de notre visite, ils sont 7 jeunes volontaires (2 belges diplômés en archéologie, 4 marseillais dont un charpentier, deux étudiants vétérinaires et un étudiant ingénieur et 1 lycéen lorrain) avec un encadrant-chantier et un encadrant-vie quotidienne. Des artisans locaux sont venus bénévolement apporter leur savoir-faire. Ils reconstruisent pour la remettre à sa place la herse disparue depuis longtemps. Formée de bois de chêne cette énorme grille pèse environ 900 kg. Les différentes pièces de bois d’abord taillées, ajustées et assemblées à terre avec de gros clous de bois, sont démontées pour être remontées sur place dans les rainures du porche du donjon où la herse devra coulisser.

Avec opiniâtreté, à force de démarches, l’Association de Gombervaux a su mobiliser des financements publics à hauteur de 600 000 € qui ont permis de confier à des entreprises de plus importants travaux sur la façade sud. C’est ainsi que le haut et les créneaux du donjon ont été entièrement rénovés, que toutes les pierres manquantes ou abîmées ont été rejointoyées ou remplacées, que les murs écroulés ont été relevés. Nous avons eu le privilège de pouvoir visiter la tour sud-est récemment restaurée. Il ne manque que les feuilles de plomb qui assureront l’étanchéité de la charpente dissimulée au sommet car le toit en poivrière couvert de tuiles ne sera pas refait. Des gouttières en cuivre conduisent l’eau de pluie vers une pierre creusée en gargouille qui la déverse dans les douves. De l’extérieur la tour demeure décapitée car ce dispositif de protection destiné à durer, n’est pas visible.Mais cette tour est bel et bien sauvée. Tel n’est pas le cas de la tour isolée au nord-est pour laquelle d’autres fonds devront être trouvés.

 

Nous remercions le Président de l’association et les bénévoles pour leur sympathique accueil et pour le temps qu’ils nous ont consacré.

 

                                                                                                                                                                      Mireille

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