TRONDES BOUCQ

Dans le cadre de la préparation du BOLDAIR prévu le 30 avril, 30 marcheurs du Pied Champêtre le matin et 33 l’après-midi sont partis reconnaître la partie du parcours entre TRONDES et BOUCQ soit 8 km le matin et 9 km l’après-midi.

C’est surtout l’occasion d’une sortie d’une journée avec un repas partagé.

Le départ est donné à Trondes. Des vestiges gallo-romains attestent de l’ancienneté du village dont le saint-patron est Saint Elophe. L’église, construite à partir de 1340 à l’emplacement d’une ancienne église romane, lui est dédiée. .Elophe, né en Lorraine, fut décapité en 362 une semaine après sa sœur Libaire. Comme elle, il se releva et se mit à gravir la colline pour prononcer un dernier sermon à l’endroit du cimetière de Soulosse-Saint Elophe.

Nous laissons les voitures au stade dont le préau est décoré d’une belle fresque représentant le village réalisée par les jeunes de Trondes. Square du souvenir, nous découvrons une très intéressante fresque en forme de carte postale ancienne aux couleurs passées et aux personnages d’un autre temps.

En montant la Côte Labie et à travers le Bois Le Détroit et le Bois du Change nous rejoignons Boucq. Nos pas nous entraînent « rue de l’aiguayoir » jusqu’au curieux lavoir-fontaine à la charpente en forme de coque de bateau renversée.

Il parait que Boucq fut le théâtre de « l’affaire du trésor ». En 1997 deux septuagénaires grâce à des détecteurs de métaux ont trouvé un vase contenant environ deux cent pièces de monnaies portugaises et espagnoles des XVème, XVIème et XVIIème siècles. Ce trésor est finalement vendu aux enchères en 2009 à  NANCY pour 153 310 Euros. Mais entretemps les deux inventeurs du trésor sont poursuivis par les Services Régionaux d’Archéologie pour destruction de sites archéologiques et utilisation de détecteurs de métaux

Faisant le tour de Boucq, nous traversons de vastes vergers, montons vers le château en passant devant un calvaire du XIXème siècle. En ce temps-là, Boucq comptait 1500 habitants qui cultivaient 350 hectares de vigne. Poursuivant notre ascension, nous atteignons le belvédère à 335 mètres d’altitude qui nous dévoile un large panorama avec à droite les côtes de Toul, au centre l’immense plaine de la Woëvre, la forêt de la Reine et ses étangs, la forêt de Rangéval et à gauche les côtes de Meuse, le lac de Madine et la butte de Montsec.

A nos pieds, l’église et le château. L’église Saint Pierre de Boucq construite au XIIIème siècle faisait partie de l’ancienne forteresse édifiée à la même époque. Son clocher constituait une tour avancée du château avec lequel elle communiquait. Les travaux d’agrandissement de l’église en 1787 ont conservé la tour-clocher. La maison forte édifiée vers 1340 a remplacé la forteresse du XIII siècle. De forme carrée elle est flanquée de deux tourelles semi-circulaires. Les façades percées de fenêtres à encadrement sculpté en feuilles d’acanthe et des traces de meneaux datés de la fin du XVIème début du XVIIème témoignent des changements apportés à l’édifice. Ces changements vont se poursuivre à partir de 1787 date de réalisation de la nouvelle église. Des dépendances ont été ajoutées au fil du temps

C’est au belvédère que nous tirons notre repas du sac partageant non pas le pain et le sel mais le vin, le café et en dessert de délicieux chinois aux pépites de chocolat confectionnés par Sylvie et aux poires confectionnés par Odile (succès mérité).

Reposés et repus nous pénétrons dans la forêt domaniale du Hazoy vers le lieudit La Croix Rouge. Cette croix élevée en 1766 par un habitant de Boucq à la mémoire de sa femme ne porte pas un Christ mais des roses sculptées. Non loin, toujours dans la forêt, nous trouvons les bornes massives de séparation du duché de Lorraine et du royaume de France, porteuses de la croix de Lorraine d’un côté et de l’écusson royal de l’autre. Leur alignement relie Troussey, Trondes et Boucq.

Puis à travers la forêt de Dommartin aux Fours et le Bois Le Juré nous regagnons Trondes. Place du chanoine Rollinger nous admirons une monumentale fontaine à deux bassins rectangulaires séparés par une vasque semi-circulaire. Rue Genevaux, une plaque rappelle que le philosophe Alain a séjourné à Boucq en 1915. Après une dernière part de chinois au chocolat, nous nous séparons heureux de cette journée partagée sous un ciel couvert mais clément.

 

                                                                                                                                                            Mireille

 

Photos de Denis

Photos d'Annie


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