De MONTIGNY à la Chapelle de Sainte Anne

Ce lundi 13 mars, par un beau soleil, nous sommes 52 à Montigny pour effectuer un parcours dans la forêt domaniale de Montigny de 10.2 km (13 kms pour le groupe des rapides). Nous laissons les voitures en face de la Fontaine dédiée à Neptune installée sur la rive droite du Ru Nicole. Erigée en 1828, elle est reconnaissable à ses deux abreuvoirs et au vase Médicis qui la surmonte. Non loin se trouve le lavoir-égayoir bâti en 1826.

En haut d’une rue, on aperçoit la Fontaine Jeanne d’Arc. Elle est reconnaissable à la statue coulée aux fonderies de Tusey. Montigny a offert à Jeanne un cheval pour aller trouver le futur Charles VII. Connu pour ses faïenceries au XVIIIème siècle, le village s’est doté au XIXème siècle de quatre fontaines. Aux fontaines que nous voyons s’ajoute la Fontaine de la Faïencerie (1845) équipée de deux auges rectangulaires et d’un bassin semi-circulaire. L’eau jaillie d’un mascaron s’écoule dans une vasque en fonte provenant des fonderies de Vaucouleurs. Un dauphin orne sa base et un vase décore le sommet. Enfin la quatrième fontaine, la Fontaine de la rue Sainte Anne, de style néoclassique, est reconnaissable à son fronton triangulaire, à ses trois bassins, à sa vasque ornée de têtes de faunes et au dauphin sculpté au pied.

Nous empruntons le sentier découverte qui court dans le vallon Marchal le long du Ru Nicole puis nous suivons les indications de l’arboretum sur les viornes, l’alisier, le cornouiller sanguin (qui ne fleurit pas en jaune actuellement comme le cornouiller mâle), le poirier sauvage, l’érable, et le coudrier. En cheminant vers la chapelle Sainte Anne, nous regrettons que certains tronçons de ce beau parcours champêtre aient été défoncés par les engins d’exploitation forestière qui y ont laissé de profondes ornières.

Mais nous avons été consolés par la rencontre des fragiles scilles aux pétales d’un bleu profond, des primevères-clochettes appelées familièrement coucous, d’un jaune lumineux, et surtout du joli-bois au parfum si délicat.

Si dans les champs on revoit alouettes, étourneaux, corbeaux freux, et aigrettes blanches, les bois de feuillus que nous traversons résonnent du chant d’autres oiseaux, roitelet, mésange, sitelle, rouge-gorge. Mais on a du mal à les apercevoir. En revanche on voit sans peine dans les arbres, le merle noir au chant flûté, la buse au cri aigu, le geai au cri rauque. A Montigny des observateurs de la Ligue de Protection des Oiseaux ont repéré la présence de 43 espèces d’oiseaux dont 17 nidifient sur place.

Le sentier de Jehanne d’Arc nous conduit au vallon Sainte Anne et aux petits ponts qui enjambent les sources du Ru Nicole. Nous montons jusqu’au calvaire d’où on jouit d’une très belle vue sur la chapelle et sur l’ancien étang créé au XIXème siècle, devenu marais en 1950 après le démontage des vannes. De l’ermitage du XIème siècle démantelé à la Révolution, et du moulin, il ne reste rien. Seule la chapelle Sainte Anne, détruite en 1810 et reconstruite en 1843, témoigne de l’occupation ancienne de ce site où se déroule chaque année un pèlerinage populaire à l’ambiance très conviviale. Après la photo devant la chapelle nous prenons le chemin du retour vers Montigny profitant pleinement de l’atmosphère printanière des bois.

                                                                                                                                                   Mireille

 

Photos de Denis

Photos d'Annie


Écrire commentaire

Commentaires : 0