RIGNY SAINT MARTIN Les Quatre Vaux

En ce lundi 14 Novembre 2016 frais et ensoleillé, nous étions 52 marcheurs partant de Rigny Saint Martin sur le chemin qui monte à la Camardière. Des grues cendrées nous survolent en criant.

L’ancienne maison de la Camardière a abrité les derniers jours de l’Abbé François Alliot.

L’abbé François Alliot est né à Gibeaumeix en 1798. Il se prépare à la prêtrise et est ordonné prêtre, puis devient professeur au petit séminaire de Nancy. Il publie «la philosophie des adolescents», fruit de son expérience de pédagogue.

Il a acquis de bonnes connaissances médicales et il collabore au «Journal de Médecine du département de la Meurthe». En 1827 il devient correspondant de la «Gazette Médicale de Paris» et commence à exercer la médecine.

En 1830, au moment des évènements de juillet, il se trouve dans la capitale. Les gardes nationaux le brutalisent et lui crèvent un œil puis l’emprisonnent. L’abbé apprenant que l’épouse du commandant est mourante demande à la voir et la guérit.

Après ces évènements il se rend dans l’Oise, à Montagny Sainte Félicité, où ses sermons attirent une foule considérable. Victime de haines farouches, il est agressé par des malfaiteurs et perd son second œil. Aveugle, il exerce à nouveau. On l’appelle à Beauvais devant une commission médicale. Les malades guéris par ses soins témoignent en sa faveur.

Malgré son infirmité, il s’établit à Senlis. Il soigne gratuitement les déshérités, mais il demande de l’argent à sa clientèle fortunée, issue de la haute société parisienne. Il vit pauvrement et parallèlement à ses consultations publie des ouvrages philosophiques.

Le monde médical le tient à l’écart car il s’est permis de s’attaquer à des sommités médicales. Napoléon III et l’Impératrice Eugénie le consultent. En 1851 il publie «la pratique médicale des familles».

Fin 1852, il revient en son pays natal où il s’établit à la ferme de la Camardière. Calèches, charrettes, chars à banc chaque jour se dirigent en grand nombre vers la demeure de l’abbé.

Un geste criminel incendie sa maison. Il la restaure afin de poursuivre son action. Il s’intéresse à tout, législation, morale, littérature, beaux-arts et même aux droits politiques de la femme, mais il demeure en dehors de tous partis.

Quand il meurt le 13 Juillet 1872, il est si pauvre que pour régler les éditions de ses écrits en cours, il faut vendre la Camardière.

Continuant notre balade, nous descendons en direction du Neuf Moulin situé sur le Ruisseau Saint Fiacre que nous franchissons au lieudit Les Quatre Vaux. Nous traversons la D960 pour le retour à Rigny Saint Martin par les bois au terme de 10.2 kilomètres d’un agréable parcours très vallonné (14.2 kilomètres pour le groupe des «Rapides»).

 

                                                                                                                                                        Mireille

 

Photos de Denis

Photos d'Annie


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